Jeudi 19 novembre 2009

Lundi 16 novembre, les sénateurs étaient amenés à débattre, en procédure accélérée, sur le temps de débat d'initiative sénatoriale, de deux propositions de loi sur l'imposition des revenus de source locale à Saint-Martin pour l'une (voir le dossier législatif)et Saint-Barthélemy pour l'autre (voir le dossier législatif).

Vous pouvez lire le compte-rendu intégral de la séance : http://www.senat.fr/seances/s200911/s20091116/s20091116_mono.html#section993

L'objectif principal de ces deux propositions de loi est de redonner à chaque collectivité la compétence fiscale sur les revenus générés localement, pour les résidents fiscaux originaire de Métropole ou des Dom habitants localement depuis moins de 5 ans et ne bénéficiant donc pas de la résidence fiscale locale. 
L'objectif initial de la résidence fiscale à 5 ans voulue par le législateur étant de lutter contre l'évasion fiscale, et non pas de restreindre l'étendue de la compétence fiscale de Saint-Barthélemy.  La proposition de loi a donc pour effet d'expliciter ce point, qui certes aurait pu être rédigé plus clairement dès le départ.

La collectivité ne bénéficie pas de ces revenus alors même que leur montant a été pris en compte dans les calculs de la commission d'évaluation des charges. Ce qui fait que concrètement la COM paie chaque année le montant d'un impôt théoriquement perceptible par elle et qu'elle ne peut pas recouvrir.
Christian Cointat insiste à juste titre sur le fait que depuis deux ans la collectivité, tout comme l'Etat, a ainsi été privé de recettes.  On notera en passant que cette perte de recettes n'a pas été défalquée du montant de la dotation négative que la COM verse à l'Etat chaque année...

Notons également les remarques de Bernard Frimat. Ce dernier s'étonne que ce texte ne vienne en débat que près de deux ans et demi après la mise en place des collectivités et deux ans après l'avis du conseil d'Etat,
et ce pour un examen en procédure accélérée ! Il s'étonne aussi que le gouvernement n'ait pas souhaité déposer un projet de loi - contrairement à son engagement - mais laissé les sénateurs faire une proposition de loi organique.

Il souligne aussi, et c'est le plus important pour nous, la nécessité pour l'Etat d'indiquer les moyens qui seront mis en oeuvre pour vérifier le respect de domiciliation effective sur le territoire des deux collectivités ainsi que pour distinguer les revenus générés sur place de ceux provenant d'activités en Métropole ou dans les autres DOM. Car si les contrôles sont insuffisants, l'évasion fiscale risque d'être importante.


Concernant la discussion sur les autres articles des projets, on note :

- un amendement de LC Fleming portant sur la taxation des hydrocarbures, rejeté par la commission car l'amendement déposé portait sur un compétence qui appartient déjà à la collectivité Saint-Martinoise !

- un débat sur l'opportunité d'introduire dans le cadre du texte des articles modifiants la répartition des compétences entre le conseil exécutif et le conseil territorial. Il est remarqué que St-Barth, contrairement à St-Martin, s'est contenté au sujet même de la proposition de loi : la question fiscale.

- un débat sur les amendements à caractère environnementaux et le fait de savoir si le Conseil Constitutionnel les considèrera ou non comme des cavaliers. Cette question est importante pour le fonctionnement des assemblées et la latitude de manoeuvre en matière de droit d'amendement.

Le vote sur  le texte se décompose comme suit : 
Sur 339 votants, 210 se sont exprimés (donc 129 abstentions, notamment celles du groupe socialiste) 188 ont voté pour et 22 contre.











 

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Mercredi 4 novembre 2009

Dans le journal de Saint Barth du 4 novembre, le président de la Collectivité et le sénateur ont fait l'objet de deux articles sur le passage à l'Europe, très probablement pour faire suite à la publication de mes explications de vote sur le présent blog. Comme quoi un conseiller n'appartenant pas à la majorité a toute son utilité : au moins celle de créer un début de débat public. Dommage qu'il ait lieu après le vote...
 
Je note toutefois avec un grand intérêt que le sénateur Michel Magras propose que soit rédigé un rapport sur les avantages et inconvénients des deux statuts. Je regrette juste que cela n'ait pas été fait avant le vote de la demande de sortie en PTOM, car cela aurait probablement éclairé les élus sur le choix qu'ils ont fait, et probablement intéressé un peu plus la population au choix de ses élus. Mais mieux vaut tard que jamais...

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Mercredi 28 octobre 2009
Le conseil territorial se réunira le 9 novembre 2009 à 17 heures, salle du Conseil de l'Hôtel de la Collectivité.
6 points à l'ordre du jour :

1 - demande d'acquisition par un particulier de la parcelle AM48 sise à Lurin

3 - réglement territorial d'aide soiale : aide sociale légale aux personnes âgées et aux personnes handicapées

4 - création d'une zone de parkin "bleue" à Gustavia (voir les plans)

5 - modification de l'acte en date du 30 septembre 2008 relatif à l'immatriculaion des véhicules

6 - budget de la collectivité - exercice budgétaire 2009 - décision modificative budgétire n°2
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Mercredi 28 octobre 2009
Le conseil territorial est convoqué en conseil extraordinaire, selon la procédure d'urgence, le 3 novembre 2009 à 17 heures, pour débattre d'un point unique : son avis sur la proposition de loi organique tendant à permettre à Saint-Barthélemy d'imposer les revenus de source locale des personnes établies depuis moins de cinq ans (art LO.6213-3 du CGT).
Pour consulter cette proposition de loi, cliquez ici
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Mardi 27 octobre 2009
Le Pélican me demandait d'expliquer les raisons de mon vote contre le changement de statut européen (passage de RUP en PTOM). Pour lire l'article en taille normale, cliquez sur l'image ci-dessous.


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Lundi 26 octobre 2009
Dans le cadre de la proposition de loi organique déposée par le sénateur Michel Magras, tendant à permettre à Saint-Barthélemy d'imposer les revenus de source locale des personnes établies depuis moins de cnq ans, le sénateur Christian Cointat a  déposé deux amendements qui concernent le développement durable et sa prise en compte au niveau local.

Amendement n°2-I :
Il demande l'ajout d'une représentation des associations d'environnement et des personnes qualifiées en matière de développement durable au sein du CESC, conformément à l'article 100 du projet de loi Grenelle II.

Amendement n°2-II :
Avant l'examen du projet de budget de la collectivité, le président du conseil territorial présente au conseil territorial le rapport du conseil exécutif sur la situation de Saint-Barthélemy en matière de développement durable et sur les orientations et programmes visant à améliorer cette situation.
Cette disposition s'inspire de celle adoptée par la commissio des lois en juillet 2009 dans le projet de loi organique concernant la Nouvelle Calédonie.

Ceci montre que :
- le législateur est vigilant à ce que tous les territoires mettent en oeuvre une politique de développement durable, Saint-Barthélemy y compris.
- même si les élus de Saint-Barthélemy ont le pouvoir de rédiger leur propre code de l'environnement, des règles supérieures peuvent être prises au sein de la loi organique définissant nos compétences. Et ce bien sûr, indépendamment de notre statut européen ou non.
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Dimanche 25 octobre 2009
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Samedi 24 octobre 2009
Voilà la réponse à la réponse au commentaire de l'article publié sur le blog cap21... et je pense que cela est vain de continuer à répondre.

Monsieur CHAUVIN,

Je comprends que vous puissiez être interloqué... vous avez été démasqué, j'en suis désolé. Pour autant, ce n'est pas en passant votre temps à tenter de faire croire aux naïfs, que je suis contre ceux qui expriment des opinions contraires aux miennes que vous parviendrez à me déstabiliser. Je suis un homme de convictions et ne vous en déplaise je les défends avec passion, surtout lorsque les intérêts de mon île et de sa population sont en cause.
Vous avez toujours eu la totale liberté de vous exprimer en public, puisque les séances du Conseil sont publiques. Si vos arguments ne portent pas, ce n'est pas ma faute.

Que vous soyez disposé à piétiner histoire de Saint-Barthélemy, à mépriser celles et ceux qui pendant des siècles, ont résisté contre vents et marées sur leur rocher, sans l'aide de la France et encore moins de l'Europe, c'est votre droit. Mais rassurez-vous, vous m'aurez toujours sur votre route tant que j'aurai la santé pour le faire.

Vous êtes apparemment offusqué parce que j'ai cité Monsieur LEDEE !! Cher Monsieur, ce n'est parce que quelqu'un est décédé, qu'il vous faut fouler aux pieds, son oeuvre et ses combats. Si je l'ai cité, c'est précisément parce que je sais, pour l'avoir vécu, qu'il était lui aussi, un ardent défenseur de l'histoire de Saint-Barthélemy. Alors que vous soyez mal à l'aise, je peux le comprendre, mais c'est votre affaire.

Vous semblez oublier que 95% des électeurs qui se sont rendus aux Urnes le 7 décembre 2003, l'ont fait pour demander une évolution statutaire garantissant les spécificités historiques de leur île. Demande d'ailleurs prise en compte dès le premier article de la loi organique du 21 février 2007.

Par conséquent, mes prises de positions sont conformes avec le choix de celles et ceux qui m'ont fait confiance..Je n'ai rien à craindre de ce côté là. C'est à vous que revient la charge de leur expliquer pourquoi vous voulez aujourd'hui revendiquer l'application du droit commun européen sur le territoire de Saint-Barthélemy.

Vous essayer de noyer le poisson en parlant d'investisseurs nouveaux... Au nom d'une écologie idéologique, vous essayez de trompez les gens. Que serait aujourd'hui Saint-Barthélemy si vous aviez eu en mains les leviers de commandes au cours des 20 dernières années ??

Monsieur CHAUVIN, votre libre expression ne me fait pas peur. J'ai de quoi répondre. Ce qui m'irrite, c'est d'entendre les petits donneurs de leçons, qui n'ont jamais rien fait, rien prouver, qui ne connaissent rien de ce qu'ont vécu nos parents et grand-parents et qui se drapent du manteau du Père " La morale " pour essayer de se dorer le blason..

Faites vos preuves Monsieur CHAUVIN, et peut être qu'un jour, la population de Saint- Barthélemy vous fera l'honneur de vous confier son destin.

Vous avez tord de vous considérez comme étant la seule voix discordante. Vous êtes trop jeune pour être amnésique. Moi je me souviens de votre euphorie lors des séances du Conseil au cours desquelles j'ai été mis en minorité par ma propre majorité... Comme quoi....

Politiquement vôtre,

B. Magras

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Lundi 19 octobre 2009
Suite à l'article publié sur le blog de cap21 concernant la demande de passage en PTOM, le président de la collectivité, M.Bruno Magras me faisait la réponse ci-dessous, à laquelle je choisis de répondre publiquement. Je pense en effet qu'il est bon que tout un chacun aie connaissance des conditions dans lesquelles je travaille au sein de la collectivité.

1 - Article du blog cap21
http://cap21-antilles.over-blog.com/article-saint-barthelemy-tourne-le-dos-a-l-europe-37559562.html
Ainsi que les arguments détaillés que j'ai présentés lors du conseil territorial :
http://ensemblepoursaintbarth.over-blog.fr/article-sortie-de-l-europe-pourquoi-j-ai-vote-non--37472344.html


2 - réponse du président Bruno Magras adressée aux conseillers territoriaux, samedi dernier.

Mesdames, Mesieurs les Elus,
Chers Collègues,
 
Vous trouverez en pièce jointe, le texte punlié par notre Collègue Benoît CHAUVIN en sa qualité de représentant du mouvement politique " Cap 21".
Ce texte illustre, le mépris avec lequel, Monsieur CHAUVIN  piétinne l'histoire de notre île.
 
En effet, en prenant position en faveur du maintien de Saint-Barthélemy dans le Statut de Région Ultrapériphérique de l'Europe,  et par voie de conséquence, en faveur de l'application des directives européennes, Monsieur CHAUVIN  défend la remise en cause du statut de " Port Franc" décidé par le Roi de Suède le 1er Septembre 1785. C'est une première dans l'histoire de notre île.
 
Lorsque l'on a vécu les luttes menées par nos anciens et par certains d'entre nous pour tenter desauvegarder ce statut, on est en droit de s'interroger sur les véritables motivations de quelqu'un qui vient tout juste de découvrir Saint-Barthélemy.
 
D'ailleurs je me demande ce qu'en penserait aujourd'hui le défunt Hypoillite LEDDE qui s'est tant battu lors des évènement des 4 et 5 juin 1975, contre la remise en cause de notre statut hérité de l'histoire.
 
Je tenais à vous informer de ce genre de comportement inqualifiable et dangereux pour l'avenir de nos enfants.
 
Je vous souhaite un agréable week-end,
 
Bruno MAGRAS


3 - la réponse que j'ai adressée aujourd'hui au président

Monsieur le Président MAGRAS,

Je suis particulièrement interloqué par votre email. Aussi, je vous réponds publiquement, pour que chacun se rende compte des conditions dans lesquelles je travaille au sein de la collectivité.

En tant qu'élu, il est de notre devoir de nous exprimer sur des sujets aussi importants que le choix entre RUP et PTOM. Je n'ai attaqué personne dans mes propos, juste exposé mon opinion. Quand cesserez-vous de jeter en pâture à la vindicte populaire quiconque rend publique une opinion différente de la vôtre ? de tomber à bras raccourcis sur toute idée divergente ? Les raccourcis historiques, les contre-vérités que vous utilisez pour disqualifier mes propos relèvent du populisme, de la démagogie, et non du débat.
 

Les propos que j'ai retranscrits sur mon-blog et que l'on vous a rapportés sont ceux que j'ai tenus en séance publique du dernier conseil territorial. A ce moment-là, ils ne vous ont paru ni inqualifiables, ni méprisants. Que s'est-il passé depuis ? Est-ce le fait que je les rende publics qui vous gêne ?


Le débat sur l'Europe n'a pas eu lieu avant le conseil, c'était votre choix. Il a eu -un peu- lieu pendant le conseil, parce que j'ai un point de vue différent et été le seul à oser l'argumenter. Pourquoi ce débat ne devrait-il pas continuer après ?

D'ailleurs, il continue bel et bien : le sénateur Michel Magras, qui ne nous a pas expliqué les raisons de son vote, fait une réponse en 4 pages à un citoyen qui affichait publiquement une opinion divergente de la sienne ; un autre de vos bras droits, Maxime Desouches, n'a rien trouvé à redire à mes arguments en séance publique et s'en donne désormais à coeur joie sur son «forum». C'est une forme de liberté d'expression et je la respecte.


Pour moi, il n'y a sur l'Europe aucune urgence à statuer. Une seule réunion publique sur le sujet a été organisée, avec le CAGI. La collectivité aurait dû impliquer davantage la population, et prendre une décision objective basée sur l'analyse des avantages et inconvénients de chacun des deux statuts. Il faut croire que les dés étaient jetés depuis longtemps.


Par ailleurs, quand arrêterez-vous d'évoquer à tout bout de champ ma vie personnelle ? N'avez-vous pas assez d'arguments de fonds pour vous sentir obligé de ressusciter les morts ? Laissons-les reposer en paix. Je n'ai jamais songé à évoquer vos proches pour défendre un quelconque sujet, et je ne m'abaisserai pas à une vision aussi étroite de la politique.


Selon vous, je viens «tout juste de découvrir Saint Barthélemy»... Je ne savais pas qu'à Saint Barthélemy il y avait une durée minimale de présence pour ne pas être discrédité. Pour vous cette durée minimale semble illimitée : qui n'est pas né ici devrait donc se taire. Vous faîtes cependant confiance à des collaborateurs et à des investisseurs «nouveaux venus». Avez-vous un jugement à géométrie variable selon qu'on vous sert ou non ?


De tels propos sont une injure de plus faite à une population qui si elle n'a pas toutes ses racines à St-Barthélemy, aime suffisamment cette île pour avoir choisi d'y vivre et même pour certains de s'y marier.


Vous dîtes que je méprise et piétine l'histoire de l'île, que mon comportement est inqualifiable et dangereux pour l'avenir de nos enfants. Je vous retourne le compliment.

A en juger par votre virulence, je comprends mieux maintenant qu'il n'y ait que trop rarement une voix discordante.


Politiquement vôtre.


Benoit Chauvin
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Samedi 17 octobre 2009
Lors du débat du 8 octobre, à ma question sur les sujets qui font qu'il y a urgence à demander de passer en PTOM, le président Bruno Magras me répondait sur le contrôle des importations de langoustes et, après un temps de réflexion, sur le fait que nous devrions continuer de payer l'essence plus cher.

Je ne reviendrais pas plus longuement sur le fait que je suis opposé à ce qu'on augmente les risques pour la santé de la population pour économiser 20 cts d'euro par litre d'essence, comme suggère de le faire l'équipe majoritaire du conseil territorial.
Mais quand bien même telle était notre volonté, il n'y a désormais plus aucune raison de sortir de l'Europe pour bénéficier de tarifs réduits et d'un approvisionnement auprès de Trinidad-et-Tobago ou du Vénézuela. En effet, Marie-Luce Penchard a plaidé hier, aux Canaries, dans le cadre de la conférence des présidents des RUP, pour que la Guyane bénéficie d'une dérogation aux normes européennes afin de s'approvisionner en carburants auprès des pays producteurs locaux. Cette dérogation a été demandée au titre de l'article 299.2 du traité d'Amsterdam.

On voit donc bien que, comme je le soulignais lors du débat, le statut de RUP est souple, permet des adaptations, et donne des moyens politiques plus forts pour une évolution réglementaire spécifique à nos territoires, sans pour autant sortir intégralement de l'Union Européenne.

Qui plus est, dans le cas précis de l'essence aux normes européennes, la dérogation sera probablement plus simple, et probablement plus rapide, à obtenir que le changement de statut.
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